Une habitante de Bazemont, dans les Yvelines, a vécu un réveil pour le moins inattendu le 27 novembre 2025, découvrant une Ferrari F8 Tributo et une Lamborghini Huracan STO, d'une valeur totale estimée à 750 000 euros, garées dans son jardin. Les deux bolides de luxe présentaient des traces de chocs, laissant présager une nuit mouvementée.
Les Faits Marquants
- Deux supercars de luxe, une Ferrari et une Lamborghini, ont été découvertes dans un jardin particulier.
- Les véhicules, d'une valeur combinée de 750 000 euros, avaient été volés lors d'un cambriolage dans un garage de Richebourg.
- Les voleurs ont tenté de forcer un barrage de gendarmerie et ont abandonné les voitures endommagées.
- Trois jeunes hommes, âgés de 20 à 25 ans, ont été interpellés et mis en examen.
Un Cambriolage Précisément Organisé
L'alerte a été donnée par le responsable d'un garage spécialisé dans le gardiennage de voitures de prestige à Richebourg, après avoir été notifié d'une intrusion à 1h06 du matin. Les images de surveillance ont révélé l'intervention de plusieurs individus qui, à l'aide d'un pied-de-biche et d'un tournevis, ont forcé un coffre-fort pour dérober huit clés, des badges et un appareil photo. Ils ont ensuite utilisé une Toyota Yaris comme voiture-bélier pour forcer la porte de sortie, emportant la Ferrari F8 Tributo et la Lamborghini Huracan STO.
Course-Poursuite et Abandon des Véhicules
La fuite des malfaiteurs a été marquée par une tentative de forcer un barrage de gendarmerie dans le village de Vert, percutant au passage un véhicule de police. Les deux supercars ont été vues pour la dernière fois à Mantes-la-Ville à 2h26 avant d'être abandonnées vers 5h20. Les dommages subis par les véhicules étaient tels que leur valeur de réparation s'élevait à environ 360 000 euros, les rendant peu intéressantes pour les voleurs.
Enquête et Arrestation des Suspects
Les enquêteurs de la Brigade de recherches de Mantes-la-Jolie ont rapidement recueilli des indices sur les lieux du cambriolage, notamment des empreintes et de l'ADN provenant de gouttes de sang laissées par l'un des auteurs blessé en brisant une vitre. L'exploitation des données téléphoniques et des vidéos de surveillance a permis d'identifier trois suspects âgés de 20 à 25 ans. Interpellés le 27 janvier 2026, ils ont globalement reconnu les faits. L'un d'eux a expliqué avoir agi en raison de difficultés financières et avoir répondu à une annonce en ligne proposant 3 000 euros pour le vol.
Procès et Incarcération
Présentés devant le tribunal de Versailles, les trois jeunes hommes ont demandé un délai pour préparer leur défense. Le procès est fixé au 25 mars 2026. La procureure a requis leur maintien en détention, soulignant le risque de récidive et les peines encourues pouvant aller jusqu'à 20 ans de prison pour l'un d'eux. Le tribunal a suivi la réquisition du parquet, ordonnant l'incarcération immédiate des trois suspects.
